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2006-05-22

Une force internationale est indispensable pour la stabilisation du Darfour

Par Jacquelyn S. Porth Rédactrice du « Washington File »

Washington - De l'avis de la secrétaire d'État des États-Unis, Mme Condoleezza Rice, le moment est venu de déployer une force de maintien de la paix de l'ONU au Darfour (Soudan) afin de stabiliser la situation dans cette région.

Si les États-Unis n'ont ménagé aucun effort pour faciliter la signature d'un accord de paix général au Darfour, il est nécessaire, a-t-elle dit, que la communauté internationale apporte davantage d'aide et que des pays, notamment la Chine et la Russie, interviennent pour que l'attention du monde ne se détourne pas de l'actuel conflit soudanais.

Le 21 mai, à Boston, Mme Rice a indiqué à l'occasion d'une conférence de presse qu'elle avait prôné le déploiement rapide d'une force de maintien de la paix de l'ONU suffisamment solide pour protéger le peuple du Darfour contre le genre de violence dont il a fait l'objet jusqu'ici.

Elle a précisé que les États-Unis avaient officiellement demandé à l'OTAN d'apporter une aide logistique à la force de maintien de la paix de l'ONU censée être déployée, faisant valoir que le conflit au Darfour avait déjà fait bien trop de victimes et que le moment était venu de déployer une force de maintien de la paix efficace.

Le nouveau gouvernement d'Irak

Mme Rice a aussi évoqué l'installation du nouveau gouvernement en Irak, faisant valoir que le pays avait finalement un nouveau gouvernement qui n'avait pas besoin de se préoccuper de l'organisation d'élections ou de la rédaction d'une constitution.

Le nouveau gouvernement irakien comprend un nombre important de sunnites, ce qui est une bonne chose selon Mme Rice car les sunnites ont souvent manifesté leur mécontentement par le passé. Leur participation aux élections de janvier a été très faible, a-t-elle rappelé, et une plus grande implication des sunnites dans le gouvernement du pays pourrait donner l'occasion à ceux qui le souhaitent d'abandonner la violence et l'insurrection et de se tourner vers la politique en tant que moyen d'encourager le changement.

Elle s'est déclarée confiante qu'après un certain temps la situation se stabiliserait en Irak, le peuple irakien constatant que ses intérêts sont davantage liés au processus politique qu'à une philosophie de rejet, soulignant cependant que cela ne se produira pas du jour au lendemain.

Iran

À propos de l'Iran, Mme Rice a expliqué que les responsables iraniens « avaient un comportement qui suscite la méfiance de la communauté internationale en ce qui concerne leurs intentions ». Et c'est la raison pour laquelle, a-t-elle indiqué, « l'Agence internationale de l'énergie atomique pose des questions pertinentes à Téhéran », et c'est aussi pourquoi le directeur de cet organisme, M. Mohamed El Baradei, continue à dire qu'il n'obtient pas de réponses satisfaisantes de la part des Iraniens.

Les États-Unis, a-t-elle souligné, ne sont pas les seuls à penser que les Iraniens « pourraient être en train de fabriquer une arme nucléaire sous couvert d'une utilisation civile du nucléaire », ajoutant qu'à ce jour les Iraniens n'avaient pas fait grand-chose pour renforcer la confiance de la communauté internationale et lui faire croire qu'ils ne travaillaient qu'à un programme nucléaire civil.

Commerce avec Cuba

Interrogée sur la possibilité de vendre des produits agricoles du Vermont à Cuba, Mme Rice a fait remarquer que Cuba n'était pas membre d'un mécanisme de libre-échange parce que « toutes les activités économiques bénéficiaient à Fidel Castro ». L'embargo qui frappe les échanges entre les États-Unis et Cuba est en place, a-t-elle précisé, « pour empêcher le régime dictatorial de Fidel Castro de se servir du commerce et des échanges pour financer et renforcer son gouvernement et garder la main-mise sur la population cubaine ».
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