Par David McKeeby
Rédacteur de l'USINFO
Washington - Lorsqu'il s'agit de vaincre les derniers insurgés talibans, faire comparaître les terroristes d'Al-Qaïda devant la justice et aider l'Afghanistan à surmonter des décennies de pauvreté et de violence, l'engagement du président Bush et du président de l'Afghanistan, M. Hamid Karzaï, n'a pas fléchi.
« Agir est pour nous un devoir qui relève de l'histoire », a dit le président Bush le 6 août, à la conclusion de deux jours de pourparlers tenus à Camp David, lieu de villégiature des présidents américains situé dans le Maryland, à l'occasion d'une conférence de presse à laquelle participait également M. Karzaï. « En combattant les extrémistes et les radicaux, nous aidons les gens à réaliser leurs rêves, ce qui en contrepartie encourage la paix », a-t-il souligné.
Alors qu'approche le sixième anniversaire des attentats perpétrés contre les États-Unis le 11 septembre 2001, les deux chefs d'État ont fait le point des progrès réalisés en Afghanistan depuis le bannissement des talibans.
Les États-Unis, a précisé le président Bush, ont déjà consacré plus de 23 milliards de dollars à la reconstruction de l'Afghanistan et ont travaillé de concert avec les quelque 36 autres pays qui prennent part à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN et qui vise à stabiliser l'Afghanistan.
« Nous travaillons en étroite collaboration pour faciliter la prospérité du peuple afghan. Nous travaillons ensemble pour lui donner la possibilité d'élever ses enfants dans un monde qui n'est pas dénué d'espoir, et nous travaillons ensemble pour vaincre ceux qui voudraient entraver les progrès d'une société libre en Afghanistan », a déclaré M. Bush.
Pour sa part, le président Karzaï a remercié la communauté internationale pour ce qu'elle a fait afin de sauver 85.000 enfants afghans, faisant ainsi mentir les statistiques du pays concernant le taux de mortalité infantile et imputant ces bons résultats, entre autres, à la formation, sous l'égide du gouvernement des États-Unis, de 7.000 membres du personnel médical.
« Lorsque nous songeons à ces mères qui ont aujourd'hui des enfants en bonne santé, nous ne pouvons nous empêcher d'apprécier la portée de ces avancées », a-t-il dit.
La souffrance n'épargne pas pour autant les Afghans, mais pour des millions d'entre eux les conditions de vie et la sécurité se sont améliorées. Ils savent désormais que si les talibans sont toujours capables de perpétrer des attaques meurtrières contre des innocents, ils ne sont pas suffisamment puissants pour représenter une menace aux institutions gouvernementales d'Afghanistan.
« C'est une force vaincue, une force frustrée, une force qui manifeste sa lâcheté en tuant des enfants sur le chemin de l'école », a-t-il rappelé.
Plus de 100.000 soldats et policiers afghans luttent pour reprendre leur pays en mains. L'attachement des États-Unis à leur réussite demeure extrêmement vigoureux et, à cette fin, ils continuent à offrir formation, matériel et conseillers.
Les entretiens entre le président Bush et le président Karzaï ont eu lieu alors que ce dernier se prépare à accueillir une conférence à laquelle participera le président du Pakistan, M. Pervez Musharraf, durant laquelle les deux hommes se pencheront sur l'élaboration de nouvelles stratégies visant à faire face aux talibans et aux agents d'Al-Qaïda.
« Notre ennemi est toujours là. Il est vaincu, mais il se cache toujours dans les montagnes. Nous avons le devoir de finir le travail, de les faire sortir de leurs cachettes et de redonner un sentiment de justice au peuple afghan, au peuple américain et à tous les peuples du monde qui sont menacés par ces terroristes », a expliqué M. Karzaï.
Les deux dirigeants ont aussi évoqué la façon d'aider les agriculteurs afghans à cultiver d'autres cultures que celle du pavot (Papaver somniferum). En effet, le trafic illicite de l'héroïne, un dérivé de l'opium, exacerbe la toxicomanie en Afghanistan et ailleurs dans le monde, finance la poursuite des violences par les militants et encourage la corruption au sein des gouvernements locaux et provinciaux.
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