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Les États-Unis ont pris de nouvelles sanctions économiques contre deux responsables soudanais, un chef rebelle du Darfour, 30 entreprises dirigées ou contrôlées par le gouvernement du Soudan, et une société qui a enfreint l'embargo sur les armes au Darfour, indique le département d'Etat dans une fiche analytique diffusée le 29 mai, et dont on trouvera le texte ci-après.
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Département d'État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 29 mai 2007
Note d'information
La politique des États-Unis à l'égard du Soudan
Les États-Unis ont pris de nouvelles sanctions économiques contre deux responsables du gouvernement soudanais, un chef rebelle du Darfour, 30 entreprises dirigées ou contrôlées par le gouvernement du Soudan, et une société qui a enfreint l'embargo sur les armes au Darfour.
Ces sanctions, administrées par le ministère américain des finances, visent à accroître la pression sur le gouvernement du Soudan pour l'amener à mettre fin à la violence au Darfour. Dans le même temps, le ministère des finances recourra à des techniques des forces de l'ordre pour sévir contre les contrevenants à toutes les sanctions, les nouvelles comme celles qui sont déjà en place.
Les sanctions des États-Unis visent Ahmed Haroun, ministre soudanais des affaires humanitaires, Awad Auf, responsable du renseignement militaire, et Khalil Ibrahim, chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), l'un des mouvements rebelles du Darfour. La société Azza Air Transport se voit également sanctionnée au titre du décret 13400 portant sur le transfert d'armes légères, de munitions et de pièces d'artillerie aux forces du gouvernement soudanais et aux milices djanjawids au Darfour.
Les individus ciblés sont fortement impliqués dans la violence au Darfour, et leurs noms sont associés à des atrocités et à des abus des droits de l'homme dans cette région. Khalil Ibrahim s'est également attaché à faire dérailler le processus de paix en cours.
Sur les 30 entreprises détenues ou contrôlées par le gouvernement du Soudan, cinq font partie du secteur pétrochimique. Elles ont été ajoutées à une liste de plus de 100 autres sociétés soudanaises déjà sanctionnées par les États-Unis. Elles ont été placées sur cette liste en vertu des décrets 13067 et 13412.
Aux Nations unies, les États-Unis proposent un projet de résolution visant à élargir la portée des sanctions imposées par l'ONU contre le gouvernement du Soudan. Ce projet de résolution, qui a déjà été examiné par le Royaume-Uni, la France et d'autres partenaires au sein du Conseil de sécurité, étendrait l'embargo existant contre la vente d'armes au gouvernement du Soudan et interdirait les vols militaires au-dessus du Darfour. Les États-Unis cherchent également à créer une coalition de pays prêts à prendre, comme eux, des sanctions bilatérales contre le Soudan.
Ces sanctions illustrent les efforts continus que déploient les États-Unis pour mettre fin à la souffrance de millions de Darfouriens affectés par la crise. Les États-Unis sont le principal donateur de secours et d'aide au développement et à la reconstruction destinée au peuple du Soudan. Ils sont résolus à fournir une aide humanitaire au peuple du Darfour et à rechercher un accord de paix négocié politiquement.
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