De l'avis de M. Yamamoto, 2006 est une année cruciale pour ce pays africain
Par Rachel J. King
Rédactrice du « Washington File »
Washington - Selon le sous-secrétaire d'État adjoint pour les affaires africaines, M. Donald Yamamoto, les élections qui auront lieu le 30 juillet en République démocratique du Congo (RDC) « est l'aboutissement des initiatives prises par plusieurs pays africains en vue de rétablir la paix ».
Prenant la parole le 14 juin à l'occasion d'une réunion du « Congressional Human Rights Caucus » (Groupe de parlementaires en faveur des droits de l'homme), M. Yamamoto, qui s'est rendu récemment en RDC, a déclaré : « Nous sommes à l'aube d'un moment historique : la tenue à l'échelle nationale d'élections libres et équitables au Congo, un pays où 4 millions d'habitants sont morts au cours de la dernière décennie. »
Il a rappelé cependant que le chemin conduisant aux élections n'avait pas été facile et que de nombreux défis demeuraient, faisant par ailleurs remarquer que les élections « ne mettront pas fin à la violence et n'uniront pas tous les peuples du Congo comme par magie ».
Et d'ajouter : « Nous espérons que les élections ouvriront la voie conduisant à la stabilité politique, et nous comprenons que, pour que la stabilité dure, il faut instaurer la croissance économique et la prospérité. »
M. Yamamoto a souligné l'importance de l'assistance humanitaire en RDC, précisant que « la mission de maintien de la paix était la plus importante du monde » et que le conflit dans ce pays avait fait le plus grand nombre de victimes depuis la Deuxième Guerre mondiale. Il a aussi fait remarquer que pour assurer la stabilité au Congo, il fallait que les forces de sécurité soient en mesure de défendre les frontières, de protéger la population, de rendre des comptes au gouvernement et de servir la population.
La présence de forces internationales au Congo, a-t-il indiqué, a empêché les incursions de forces venant de pays voisins.
« Il ne faut plus que des forces armées, internes et étrangères, menacent la sécurité du Congo si on veut que le pays relance son économie et remette en état son système de soins médicaux », a dit M. Yamamoto, ajoutant : « En attendant, le peuple congolais devra compter sur la communauté internationale pour une aide humanitaire et un appui. »
La question des droits de l'homme continue à être prioritaire en RDC, la violence, la faim et la maladie faisant quelque 1.200 victimes quotidiennement.
M. Yamamoto a demandé aux parlementaires d'autoriser les 187 millions de dollars que le président Bush avait prévus dans son budget aux fins d'allégement de la dette pour le Congo.
« La première contribution que nous pouvons faire pour aider le Congo à instituer la stabilité est d'affecter les fonds. Il faut que nous aidions le Congo à se libérer du terrible fardeau de sa dette », a-t-il souligné.
En 2005, les États-Unis ont affecté plus de 25 millions de dollars au titre de l'aide à la survie des enfants et à la santé en RDC, près de 50 millions de dollars au titre de l'aide alimentaire à ce pays et environ 20 millions de dollars au titre de l'aide d'urgence.
Les élections qui doivent avoir lieu fin juillet en RDC, a fait valoir M. Yamamoto, constituent une occasion unique d'appuyer une véritable transformation dans ce pays qui se trouve à un moment important de son histoire et de faire avancer les intérêts des États-Unis lorsqu'il s'agit de promouvoir la paix, la stabilité et la démocratie, de combattre le terrorisme, d'encourager le développement économique et d'éliminer la souffrance.
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