Département d'État
Le 11 décembre 2006
Mettre fin au commerce des diamants de la guerre
La diplomatie multilatérale et le processus de Kimberley
« Les diamants sont essentiels à la croissance économique et au développement de nombreux pays, notamment en Afrique. La protection du commerce légitime de ces pierres est donc un objectif important de politique étrangère. » -- Le président George W. Bush
Les diamants de la guerre sont des diamants utilisés par les mouvements rebelles et leurs alliés pour financer des conflits visant à saper les gouvernements légitimes. Ce commerce illégal de pierres précieuses a financé des atrocités dans plusieurs pays africains, notamment la Sierra Leone et l'Angola, dans les années 90. L'utilisation des diamants pour financer des conflits est toujours un problème en Afrique, particulièrement en Côte d'Ivoire et dans certaines régions de la République démocratique du Congo.
Les faits
* Nombre des États les plus fragiles du monde sont des producteurs de diamants. * Soixante-cinq pour cent des diamants du monde, en gros, proviennent de pays africains. *Les diamants jouent un rôle prépondérant dans le développement économique de l'Afrique. *On estime que 10 millions de personnes dans le monde vivent, directement ou indirectement, de l'industrie diamantaire.
Le processus de Kimberley
Le Mécanisme de certification du processus de Kimberley a été lancé par la communauté internationale, l'industrie diamantaire et des groupes de la société civile en 2003 afin de contrôler et surveiller le commerce des diamants bruts et de prévenir les conflits financés par ce commerce. Le processus de Kimberley comprend aujourd'hui 71 pays et couvre 99 % de la production mondiale de diamants.
Dans le cadre du processus de Kimberley, les diamants bruts doivent être expédiés dans des conteneurs scellés, accompagnés d'un certificat quasiment inviolable établissant que les pierres ne proviennent pas de zones de conflits. Le processus de Kimberley permet de surveiller le commerce des diamants par le biais d'un système d'examens entre pays membres et d'analyses de données relatives à la production et au commerce des diamants, rapports qui sont soumis chaque trimestre par les pays participants.
L'histoire de la réglementation
Le Conseil de sécurité des Nations unies a avalisé pour la première fois en avril 2002 les efforts déployés par le processus de Kimberley en adoptant la résolution 1295. Plus récemment, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté, le 4 décembre 2006, une résolution reconnaissant qu'il est nécessaire de prendre continuellement des mesures pour maîtriser le commerce des diamants. Les pays membres du processus de Kimberley se sont réunis à Gaborone (Botswana) en novembre 2006 et ont décidé de renforcer le pouvoir des gouvernements sur l'industrie diamantaire dans les pays qui produisent, exportent, taillent et polissent des diamants.
Les actions du gouvernement des États-Unis
Suite à un examen de la loi de 2003 sur la transparence dans le commerce des diamants réalisé par l'Office fédéral de contrôle des finances publiques (GAO), diverses agences du gouvernement des États-Unis sont en train de resserrer leurs contrôles sur l'industrie diamantaire américaine. Elles vont inspecter les importations et les exportations de diamants bruts, fournir des accusés de réception aux autorités exportatrices étrangères, et améliorer la collecte de données sur les importations et les exportations de ces pierres précieuses.
L'aide à l'Afrique
Depuis 1999, le département d'État et l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ont consacré 7,6 millions de dollars à des programmes visant à renforcer les contrôles des gouvernements de la Sierra Leone et du Liberia sur leur secteur diamantaire. De nouveaux programmes américains d'une valeur totale de 4,2 millions de dollars visant à fournir des études géologiques et à régler des problèmes de titres de propriété des terres vont démarrer cette année en Guinée, au Mali et en République centrafricaine.
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