La Maison-Blanche
Déclarations du président Bush
et de la présidente du Liberia, Mme Ellen Johnson Sirleaf
lors d'une séance de prise de photographies
M. Bush - C'est avec plaisir que j'accueille de nouveau à la Maison-Blanche le chef d'un État ami et allié, le Liberia. Madame la Présidente, je vous remercie d'être venue. Je vous remercie de votre ferme résolution et de votre profond désir de renforcer la démocratie et d'améliorer les conditions de vie des Libériens.
Nous avons eu une bonne discussion. Je tiens à évoquer certains des sujets que nous avons abordés. Par-dessus tous, nous sommes résolus à vous aider à alléger votre dette. Le FMI va se réunir ce week-end à Washington, et il est très important que nos amis au sein de cette organisation reconnaissent que l'allégement de la dette est une partie importante de votre ordre du jour et qu'ils vous aident. Je pense que c'est important. M. Paulson transmettra ce message au FMI.
Deuxièmement, je tiens à vous remercier vivement de votre dévouement à la cause de l'éducation des enfants du Liberia. Vous avez œuvré sans relâche pour encourager les parents à envoyer leurs enfants à l'école, et je veux vous soutenir dans toute la mesure où vous demanderez de l'aide. Les États-Unis croient qu'il est important que les garçons et les filles reçoivent une bonne éducation, non seulement ici en Amérique, mais dans le monde entier. Or, Madame la Présidente, vous êtes décidée à instaurer l'éducation universelle au Liberia, et vous avez déjà beaucoup avancé par rapport à l'époque de votre conflit civil.
Je suis également résolu à vous aider à lutter contre le paludisme. Laura et moi-même nous soucions beaucoup du fait que des bébés meurent sans raison sur le continent africain et ailleurs. Ils meurent simplement parce qu'un moustique les pique. J'ai donc discuté avec la Présidente de notre désir de mettre en œuvre une initiative de lutte contre le paludisme qui permettra de sauver des vies au Liberia. Nous allons bientôt envoyer une personne sur le terrain pour aider à lancer cette initiative qui consistera à distribuer des moustiquaires et des insecticides dans tous les pays afin de réduire le nombre de décès des jeunes enfants.
Enfin, le Corps de la paix s'était retiré du Liberia, et nous avons discuté de la reprise, qui se fera, de ses activités dans ce pays. Le Corps de la paix a entrepris des démarches auprès du département d'État et des autorités libériennes concernées, et il semble que nous soyons bientôt en mesure de déployer des équipes de bénévoles sur le terrain. Et si nous sommes à l'aise avec cette décision, c'est grâce à la perspicacité de cette puissante personne qui se trouve ici devant vous.
Madame la Présidente, je suis fier de vous considérer comme une amie et de vous accueillir de nouveau dans le bureau ovale.
Mme Sirleaf - Je vous remercie, Monsieur le Président. Je suis heureuse de me retrouver ici.
Le Liberia continue de faire des progrès, malgré les obstacles qu'il doit surmonter. Et nous devons une grande partie de ce progrès au soutien que vous et Mme Bush nous avez offert. Le département d'État, le Conseil de sécurité nationale et le ministère des finances nous ont tous aidés. Qu'il s'agisse d'essayer d'alléger notre dette, d'améliorer notre système éducatif ou de réparer notre infrastructure, nous avons toujours trouvé une main amie prête à nous aider. L'ambassadeur a été d'un grand secours et un réel partenaire sur le terrain.
Je suis très heureuse, Monsieur le Président, que vous ayez autorisé le report du départ forcé de certains de nos citoyens qui ne pouvaient pas rentrer chez eux parce que nous n'étions pas prêts à les accueillir avec les emplois, les habitations et les services essentiels dont ils avaient besoin. Ce sursis de 18 mois que vous leur avez accordé leur donne le temps de se préparer, et nous permet de nous préparer à les recevoir.
Le Liberia était l'un des quatre pays africains inclus dans l'initiative spéciale pour l'éducation, et nous nous en félicitons. Et nous avons discuté aujourd'hui du fait que vous allez nous aider à lutter contre le paludisme. Nous allons donc nous attacher à mettre en œuvre un programme débouchant sur des résultats mesurables afin de réduire ce fléau qui afflige nos enfants.
D'une façon générale, nous sommes très satisfaits de nos relations bilatérales. Les Libériens sont très fiers du fait que vous avez été l'un des premiers à nous placer sur cette voie de paix, une voie qui nous a permis de réaliser les progrès que nous avons accomplis à ce jour. Nous sommes résolus à ce que le Liberia réussisse sa sortie de conflit. Et nous voulons que votre empreinte y soit visible. Nous voulons que vous puissiez un jour regarder en arrière et vous dire, j'étais là et j'ai aidé le Liberia à réussir, à sortir des cendres de la guerre et à devenir une économie florissante répondant aux besoins de son peuple. Je vous remercie de votre soutien.
M. Bush - Madame la Présidente, je vous remercie.
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