Par David I. McKeeby
Rédacteur
Washington - Depuis son arrivée au pouvoir en 2001, le gouvernement Bush a doublé l'aide des États-Unis à l'Afrique, une action considérée comme la plus grande entreprise de développement mise en œuvre depuis la reconstruction de l'Europe de l'après-guerre dans le cadre du Plan Marshall.
Mais le président Bush aimerait voir l'aide des États-Unis à l'Afrique doubler de nouveau avant son départ de la Maison-Blanche.
« Le Congrès doit concrétiser l'engagement de l'Afrique en finançant complètement et rapidement nos programmes de développement, et les candidats des deux partis à l'élection présidentielle devraient clairement signifier que l'Afrique demeurera une priorité pour le gouvernement des États-Unis », a déclaré le président Bush lors d'un discours prononcé le 26 février, alors qu'il venait de boucler une tournée de cinq pays africains.
Depuis qu'il est arrivé à la Maison-Blanche, M. Bush a en effet doublé l'aide des États-Unis au développement de l'Afrique, qui est passée de 10 milliards en 2000 à 23 milliards de dollars en 2006. Ces fonds, mis entre les mains d'une nouvelle génération de dirigeants africains attachée aux idéaux de liberté et de justice, ont contribué à guérir des maladies, à éduquer des enfants, à construire des routes et des infrastructures, et ont libéré le potentiel des entrepreneurs africains en offrant de nouveaux débouchés.
En 2003, lorsque M. Bush a effectué sa première tournée en Afrique, seulement 50.000 Africains recevaient des médicaments contre le VIH/sida. Grâce au Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), ils sont maintenant plus de 1,3 million.
M. Bush a également demandé au Congrès de doubler le financement du PEPFAR, ce qui permettrait de consacrer 30 milliards de dollars à la lutte contre le VIH/sida au cours des cinq prochaines années, notamment en distribuant des médicaments, en prodiguant des soins aux malades et en enseignant les méthodes de prévention de la maladie.
« Ce programme sauve des vies. Il donne des résultats tangibles », a affirmé M. Bush, évoquant ses visites de malades, de leur famille et du personnel dans les cliniques construites grâce au PEPFAR en Tanzanie. Ces établissements constituent également la base de l'amélioration des services médicaux dans l'ensemble de la région.
C'est également en Tanzanie que M. Bush a annoncé l'expansion de l'Initiative de lutte contre le paludisme (PMI) (financée à hauteur de 1,2 million de dollars) avec la distribution de plus de 5,2 millions de moustiquaires, un nombre suffisant pour protéger tous les enfants de moins de cinq ans du pays. Fabriquées sur place, ces moustiquaires fournissent également des emplois à 1.200 Tanzaniens, a-t-il précisé.
À Zanzibar, grâce à la PMI, l'incidence du paludisme chez les nourrissons a fortement chuté et est tombée à moins d'un pour cent (contre 20 % auparavant). Lors de son passage au Ghana, M. Bush a également annoncé une initiative de 350 millions de dollars ciblant d'autres maladies tropicales, telles que la cécité des rivières et l'ankylostomiase. « Lorsqu'on a le pouvoir de sauver des vies, on a le devoir de le faire », a affirmé M. Bush.
Au Bénin, a dit M. Bush, 307 millions de dollars d'aide supplémentaire décaissés dans le cadre de la Société du compte du millénaire (MCC) contribuent à réduire la pauvreté et à sauver des vies par des améliorations du port de Cotonou et l'octroi de microcrédits à de petites entreprises, et en permettant au gouvernement d'orchestrer des réformes judiciaires et agraires.
« Nous considérons les dirigeants africains comme des partenaires égaux. Nous attendons d'eux des résultats chiffrables. Nous comptons sur eux pour lutter contre la corruption et investir dans la santé et l'éducation de leur peuple, et pour mettre en œuvre une politique économique axée sur le libre-échange. »
M. Bush a par ailleurs conclu un accord de 698 millions de dollars de la MCC avec la Tanzanie et un accord bilatéral d'investissement avec le Rwanda. Il s'est également rendu à une foire commerciale parrainée par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) au Ghana à laquelle ont participé des entreprises qui bénéficient d'un accès préférentiel aux marchés des États-Unis dans le cadre de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique.
« Nous considérons souvent l'esprit d'entreprise comme allant de soi. Cet esprit existe, mais parfois les gens ont besoin d'un coup de main, et c'est ce que nous faisons. »
Au Bénin, au Ghana et au Libéria, le président Bush et son épouse Laura ont visité des écoles qui ont reçu des bourses, des fournitures, des manuels, voire parfois des bibliothèques entières, par le truchement de l'Initiative pour l'éducation en Afrique et grâce à l'appui continu de l'USAID.
« Les meilleurs arguments en faveur de nos programmes de développement sont les gens qui en bénéficient. Vous en constatez les bienfaits lorsque vous tenez dans vos bras un bébé qui, sans l'aide des États-Unis, serait mort du paludisme. Ou encore lorsque vous regardez dans les yeux d'un sidéen qui a été ramené à la vie. Les bienfaits de nos programmes se manifestent également dans la fierté tranquille d'un enfant qui se rend à l'école pour la première fois. »
|