Par Rachel J. King
Rédactrice du « Washington File »
Washington - Le 7 juin, à l'occasion d'une conférence organisée à l'Université George Washington, les responsables de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) se sont penchés sur le rôle qu'il lui appartiendrait de jouer à l'avenir pour appuyer la Loi sur la croissance et les possibilités en Afrique (AGOA).
Au centre des discussions figuraient les moyens, pour les États-Unis, de coopérer avec les pays en développement d'Afrique et d'aider les organisations locales et les gouvernements à obtenir de bons résultats.
« Le développement économique est certainement l'une de nos grandes priorités (...) mais ce sont les emplois qui nous préoccupent surtout », a déclaré M. Lloyd Pierson, administrateur adjoint de l'USAID chargé des questions liées à l'Afrique, précisant que le taux de chômage est très élevé sur le continent africain, atteignant entre 60 et 80 % dans certains pays.
Au Botswana, au Kenya, au Ghana et au Sénégal, a-t-il indiqué, l'USAID a établi des centres qui organisent des activités visant à encourager l'investissement, à financer l'amélioration de l'infrastructure et à créer de nouvelles entreprises afin d'encourager la création d'emplois au niveau local.
Il a rappelé que le développement du secteur agricole était indispensable au développement économique général en Afrique et que, pour que les exportations de produits agricoles augmentent, il fallait que ces derniers soient aux normes sanitaires adoptées au plan international.
À cette fin, a précisé M. Pierson, l'USAID a apporté son aide pour améliorer la santé animale, inspecter les usines et évaluer les risques de contamination par les insectes.
Le rôle qu'il importe à la société civile de jouer pour encourager les partenariats et accroître les chances de la croissance économique a été mentionné par Mme Elise Fiber Smith, membre de l'Advisory Committee on Volontary Foreign Aid, ACVFA (Comité consultatif sur l'aide bénévole à l'étranger), un organisme qui agit en tant que liaison entre le gouvernement des États-Unis et les organisations bénévoles privées se vouant à l'aide humanitaire et au développement à l'étranger.
Juguler la faim en Afrique
L'USAID ne ménage aucun effort pour juguler la faim en Afrique, a affirmé Mme Carol Grigsby, haute responsable également attachée au bureau des affaires africaines de l'USAID.
Soulignant l'importance que revêt l'agriculture en Afrique, elle a rappelé que le secteur agricole employait environ 70 % de la population africaine et insisté sur la nécessité, pour les institutions africaines, d'accroître les débouchés commerciaux. L'Afrique subsaharienne, a-t-elle dit, est la seule région du monde où le niveau de pauvreté pourrait être plus élevé en 2015 qu'il ne l'était en 1990.
« L'une des principales stratégies consiste à travailler avec les organisations locales pour être mieux en mesure d'atteindre les groupes vulnérables », a-t-elle expliqué.
Si les échanges internationaux augmentent en ce qui concerne les pays en développement, cette croissance semble ne toucher que quelques pays, a fait valoir Mme Jacqueline Schafer, administratrice adjointe du bureau de l'USAID chargée des questions liées à la croissance économique, à l'agriculture et au commerce, ajoutant cependant qu'avant de se lancer sur les marchés internationaux, il fallait déjà que les pays réussissent aux plans local et régional.
La corruption reste par ailleurs un défi de taille que l'USAID s'efforce de contrecarrer en utilisant les mécanismes inscrits dans l'AGOA.
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