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2008-04-15

Les États-Unis sont résolus à créer d'autres partenariats en matière de sécurité

Par David McKeeby Rédacteur

Washington - Les diplomates et les militaires des États-Unis œuvrent de concert d'une nouvelle manière pour aider les États amis et alliés à mieux protéger leur territoire, à améliorer les moyens d'existence de leur population et à consolider la sécurité régionale.

« Il s'agit de renforcer les capacités de nos partenaires non seulement avec les forces armées, mais aussi, par exemple, leurs capacités de fournir des soins médicaux, de lutter contre le sida et de scolariser les enfants. Si un gouvernement démocratique ne fournit pas ces services, il ne conservera pas longtemps le pouvoir », a dit la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, le 15 avril devant la commission des forces armées de la Chambre des représentants.

Elle était accompagnée du ministère de la défense, M. Robert Gates, et du chef de l'état-major interarmées, l'amiral Michael Mullen. Tous les trois se sont déclarés d'avis que la solution des problèmes de sécurité du monde actuel exigeait beaucoup plus qu'une action militaire.

« Par le passé, a dit M. Gates, il y avait un degré raisonnable de certitude quant aux lieux où les forces armées américaines risquaient de devoir faire face à des menaces. Ce que les vingt-cinq dernières années nous ont montré, c'est que ces menaces peuvent surgir partout dans le monde. »

En Irak et en Afghanistan, a dit Mme Rice, les équipes provinciales de reconstruction se composent de fonctionnaires du département d'État, de l'Agence des États-Unis pour le développement international, du ministère de l'agriculture et d'autres organismes publics ainsi que de militaires qui ont pour tâche d'aider les habitants de certaines régions à entreprendre des projets de reconstruction, à remettre en état les institutions politiques locales et à relancer l'économie locale.

C'est ainsi qu'aux Philippines des diplomates américains collaborent avec des membres du Centre de commandement des États-Unis pour le Pacifique afin d'aider les autorités à lutter contre un groupement terroriste, Abou Sayyaf, qui a des liens avec le réseau Al-Qaïda. De même, en Colombie, des fonctionnaires et des militaires américains œuvrent de concert pour aider les autorités du pays à faire des progrès dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants et contre l'extrémisme.

Les États-Unis ont besoin d'accroître leurs moyens non militaires pour encourager la stabilisation et la reconstruction, a déclaré Mme Rice en préconisant la création d'un corps civil d'intervention composé de fonctionnaires et de particuliers disposés à aller dans les pays en transition pour les aider.

« Il ne sera jamais possible, a-t-elle dit, de conserver au sein du département d'État ou dans un organisme public quelconque toute la variété de spécialistes, notamment des urbanistes, des juristes ou des instructeurs de police, dont on a besoin pour renforcer les institutions d'un État. »

Ces dernières années, a indiqué M. Gates, le ministère de la défense a aussi mis sur pied un programme, « Global Train and Equip », qu'il administre avec le département d'État pour aider les pays à se doter de forces armées efficaces et compétentes. « Ce programme porte sur des pays où nous ne sommes pas en guerre, mais où il existe aussi bien des menaces que des possibilités. Il permet de diminuer la probabilité qu'il nous faudra avoir recours à nos soldats à l'avenir. »

« Global Train and Equip » a permis notamment d'aider les forces libanaises de sécurité à vaincre un groupement terroriste lié à Al-Qaïda, de donner aux forces spéciales pakistanaises les moyens nécessaires pour effectuer des opérations le long de la frontière afghane et d'appuyer les efforts de l'Indonésie, de la Malaisie et des Philippines visant à réduire les risques en matière de terrorisme et de piratage le long de leur côte.

Par ailleurs, le nouveau Centre de commandement des États-Unis pour l'Afrique, l'Africom, représente une continuation de cette tendance à rassembler des spécialistes tant militaires que civils relevant de divers organismes publics en vue de formuler et d'échanger de nouvelles idées avec des partenaires étrangers.

« Le renforcement des capacités de nos partenaires consiste à les aider à résoudre des problèmes avant que ceux-ci ne se transforment en crise et à les aider à juguler les crises avant qu'elle ne se transforment en conflit », a indiqué l'amiral Mullen.

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