Lors d'une séance, le 2 octobre, de la sous-commission de la Chambre des représentants chargée de l'Afrique et de la santé mondiale, la secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, a souligné la place prioritaire qu'occupait l'Afrique dans la politique étrangère des États-Unis.
En Afrique, a-t-elle déclaré, les États-Unis ont mis en œuvre une politique à volets multiples : l'appui au règlement des conflits, l'aide humanitaire, la consolidation de gouvernements transparents et démocratiques, la promotion de la croissance économique et le renforcement de la lutte antiterroriste.
« Tous ces éléments font partie du tableau, notamment lorsqu'on considère la Corne de l'Afrique et l'Éthiopie en particulier », a déclaré la secrétaire d'État adjointe dans ses propos liminaires aux députés qui s'étaient réunis pour examiner précisément la situation dans cette région et dans ce pays.
Les États-Unis ont versé plus de 200 millions de dollars dans des programmes d'aide humanitaire à l'Éthiopie au cours de l'année budgétaire 2007, a-t-elle indiqué.
Passant au dossier de l'Érythrée, Mme Frazer a dit que les États-Unis nourrissaient « de vives inquiétudes » à l'égard du respect des droits de l'homme dans ce pays, notamment le degré de démocratie, de respect pour la primauté du droit, de liberté de la presse et de liberté religieuse que l'on pouvait y observer.
« Quatorze ans après l'indépendance, on attend toujours des élections nationales et la Constitution n'a jamais été appliquée, a-t-elle déclaré. Plusieurs milliers de prisonniers, objecteurs de conscience, sont détenus indéfiniment sans chef d'accusation et sans possibilité de communication avec des amis ou des proches. Les autorités ont fortement restreint les libertés publiques, et les arrestations et détentions arbitraires (deux employés érythréens de l'ambassade des États-Unis sont notamment détenus depuis 2001) ainsi que la torture constituent des problèmes sérieux. Les forces de l'ordre détiennent et arrêtent les parents et les conjoints de personnes qui ont échappé au service militaire ou fui le pays, bien que ces actions n'aient aucune justification légale. »
Au sujet de la Somalie, Mme Frazer a souligné le danger que posait la situation actuelle « pour la stabilité régionale ». Elle a cependant ajouté que les États-Unis avaient consacré plus de 89 millions de dollars durant l'année budgétaire 2007 à la satisfaction des besoins humanitaires de ce pays.
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