Par Eric Green
Rédacteur
Washington - Les manifestations organisées le 9 avril à l'occasion du passage de la flamme olympique à San Francisco s'inscrivent dans les meilleures traditions américaines de la dissension pacifique.
La Constitution des États-Unis assure aux citoyens le droit d'exprimer pacifiquement leurs vues. Reflétant cet idéal, le président du Comité olympique des États-Unis, Peter Ueberroth, a souligné dans une déclaration faite le 7 avril que San Francisco offrait « une tribune pour l'expression pacifique des opinions et notamment de l'opposition » à l'attitude que manifeste la Chine, pays hôte des jeux Olympiques de 2008, envers les droits de l'homme en général et la liberté de la presse en particulier, ainsi qu'à sa politique à l'égard du Tibet, de la Birmanie et du Soudan.
La torche olympique a fait son unique étape nord-américaine à San Francisco dans le cadre d'un relais mondial qui doit parcourir près de 138.000 kilomètres et passer dans 21 pays avant de se terminer à Pékin le jour de l'ouverture des Jeux, le 8 août.
La torche a été allumée sur le mont Olympe, en Grèce, le 24 mars et emportée à travers le monde à pied, sur route et par avion. De 100 à 200 coureurs participent au relais organisé dans chaque ville où passe la flamme. La cérémonie de la torche est née dans la Grèce antique, lorsqu'un feu fut maintenu pendant la durée des jeux Olympiques originaux.
M. Ueberroth a dit que le relais de la flamme à San Francisco devait illustrer « l'attachement de cette ville à la paix et à la tolérance ». Les pouvoirs publics municipaux ont indiqué qu'ils s'étaient concertés avec des organismes fédéraux en vue d'assurer la sécurité du parcours de la flamme, aussi bien pour les participants que pour les spectateurs.
Les États-Unis invitent la Chine à montrer « son meilleur visage »
Les États-Unis exhortent les autorités chinoises à « se montrer sous leur meilleur jour » pour les jeux Olympiques en s'efforçant d'améliorer leur bilan en matière de droits de l'homme.
Dans un communiqué en date du 3 avril, le porte-parole adjoint du département d'État, M. Tom Casey, a fait part de la « déception » qu'avait causée aux États-Unis la condamnation en Chine du militant bien connu en faveur des droits de l'homme, Hu Jia, à 42 mois de prison sous le « chef d'accusation spécieux » d'avoir « incité à la subversion de l'autorité de l'État ».
La Maison-Blanche affirme également qu'elle n'a jamais hésité à exprimer à la Chine ses préoccupations quant au bilan de ce pays en matière de droits de l'homme.
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